Notre test de Paralives : le concurrent des Sims tient enfin la route
Près de 3 mois après la sortie en accès anticipé du 25 mai 2026, 1 million de ventes et 12 mises à jour plus tard, voici notre verdict complet sur le simulateur de vie qui bouscule enfin Les Sims.
Paralives est sorti en accès anticipé le 25 mai 2026, après 7 ans passés à se construire sous les yeux de sa communauté. Le simulateur de vie du studio montréalais Paralives Studio arrive avec une étiquette lourde à porter : celle du premier concurrent sérieux des Sims depuis très longtemps. Près de 3 mois plus tard, 1 million d'exemplaires ont été vendus et le jeu en est à sa 12e mise à jour. Le moment est venu de trancher : ce nouveau venu est-il à la hauteur ?
Le monde de Paralives est ouvert et se parcourt sans le moindre écran de chargement.
7 ans de dialogue avec la communauté
L'histoire commence en septembre 2018, quand Alex Massé se met à bricoler un simulateur de vie en parallèle de son emploi. En 2019, il démissionne pour s'y consacrer entièrement, annonce publiquement le projet en juin, puis publie une première vidéo dès le mois suivant. Il se concentre d'abord sur le mode construction, aboutit vite à un prototype jouable, et ouvre un site, un salon Discord et une page de financement participatif.
Ce financement a tout porté. Il a permis une première embauche dès octobre 2019, puis la constitution d'une équipe d'une quinzaine de personnes installée à Montréal, près de la station Lionel-Groulx. Tout au long du développement, le studio a communiqué sur ses avancées, ses ambitions et sa vision. Cette transparence a bâti une véritable communauté : le salon Discord officiel rassemble aujourd'hui plus de 120 000 membres.
En fédérant les vidéastes et les diffuseurs en direct spécialisés dans Les Sims, le projet a peu à peu contaminé le public de la licence rivale. Plus les développeurs partageaient d'éléments, plus le jeu semblait solide, et plus il se posait en concurrent de taille face à une série qui n'avait pas connu de rivale sérieuse depuis des années.
Même l'arrivée d'InZOI, publié par Krafton le 28 mars 2025, n'avait pas suffi à déloger le géant : le titre manquait de contenu et de consistance à son lancement pour rivaliser avec une licence installée depuis plus de 25 ans. Ce dialogue continu a surtout permis à Paralives de recueillir les frustrations des joueurs des Sims et d'en faire son cahier des charges.
Melino, la ville du jeu : commerces, passants et lieux publics appartiennent au même monde continu.
Une direction artistique douce, une interface qui ne perd personne
Le style graphique est résolument minimaliste. Les développeurs ont choisi une direction artistique chaleureuse, dessinée à la main, plutôt que réaliste, à l'exact opposé d'InZOI qui mise tout sur le photoréalisme. Ce parti pris rend le jeu bien moins gourmand, donc accessible sur un large éventail de configurations. La douceur des traits et des couleurs, proche de l'aquarelle, rend l'ensemble particulièrement agréable à l'oeil.
Les animations sont fluides et posées : après plusieurs dizaines d'heures de jeu, rien à signaler de ce côté. Observer le monde et les personnages en mouvement a même quelque chose d'apaisant. Le tout est renforcé par un habillage sonore vraiment réussi. Les bruitages sont agréables et les sons d'ambiance, bien présents, restent discrets : comme dans la réalité, on entend le vent sans y prêter attention.
Le détail qui change tout
Tout en conservant leur identité visuelle, les développeurs ont repris les codes d'interface qui fonctionnent depuis des années dans Les Sims, et qu'InZOI avait lui aussi adoptés. On ne se sent jamais perdu au lancement : le fonctionnement est familier, avec ses spécificités propres. Quel que soit le mode, chaque élément reste identifiable et la navigation demeure fluide. Le jeu est d'ailleurs intégralement traduit en français, ce qui n'était pas gagné pour un studio de cette taille.
Le Parasculpteur, ou la personnalisation poussée à un cran au-dessus
Toute aventure de simulation de vie commence par la création de son premier personnage, et Paralives ne fait pas exception : dès le premier lancement, le jeu invite à composer sa première famille. L'outil s'appelle le Parasculpteur, du nom donné aux habitants du jeu, les Paras. Il se prend en main en quelques minutes, et les repères visuels aident à identifier immédiatement la partie du corps ou du style que l'on est en train de modifier.
La personnalité se répartit entre 4 axes, auxquels s'ajoutent un tempérament, un atout social, un talent et des habitudes de vie.
Les possibilités sont au moins aussi larges que chez la concurrence, mais avec un niveau de précision supérieur. Après quelques minutes passées à peaufiner l'apparence et le caractère, on obtient des Paras étonnamment crédibles, avec ce petit supplément d'humanité que donnent les imperfections : taches de rousseur, grains de beauté, morphologies variées et cohérentes.
Le maître-mot de Paralives, c'est la personnalisation : chaque élément peut être ajusté et coloré selon ses envies, un peu à la manière des Sims 2 et 3. On peut aller très loin dans le détail, aussi bien sur le plan physique que vestimentaire, et donc se recréer soi-même dans le jeu, petits défauts compris.
Les 8 étapes de vie sont là depuis le premier jour
C'est un point sur lequel beaucoup se sont trompés au lancement : Paralives propose 8 étapes de vie dès sa sortie, du bébé à l'aîné, en passant par le bambin, l'enfant, le préadolescent, l'adolescent, le jeune adulte et l'adulte. Toutes sont sélectionnables dans le Parasculpteur, avec berceaux, chaises hautes, adoption et transmission entre générations. Le patch du 10 août a même entièrement redessiné les bébés et rééquilibré l'espérance de vie moyenne, passée de 98 à 112 jours.
Bébé, bambin, enfant : la famille se construit et se transmet d'une génération à l'autre.
Le mode construction, là où Paralives creuse vraiment l'écart
C'est avec ce mode que le jeu se démarque le plus nettement, et pour le meilleur. L'ultra-personnalisation se traduit ici par une fonctionnalité qu'on adopte très vite : la possibilité de redimensionner librement chaque élément. Que ce soit pour la structure de la maison ou pour l'ameublement, on ajuste la taille de tout ce qu'on pose.
L'exemple qui résume le mode construction
Meublez une chambre : le catalogue propose d'abord surtout des lits 1 place. Posez-en un, des flèches apparaissent de part et d'autre, et vous élargissez le meuble à volonté. On passe ainsi d'un lit 1 place à un très grand lit, voire à un lit qui occupe toute la largeur de la pièce. La même option se retrouve sur une grande quantité d'objets : fenêtres, canapés, meubles de cuisine, tables, bureaux. Chaque objet se cale au millimètre entre 2 fenêtres ou comble exactement l'espace qu'on lui laisse.
Un café aménagé pièce par pièce. La densité de décoration atteignable est le vrai argument du mode construction.
Sans grille imposée, les plans se dessinent librement, mètre par mètre.
On pourrait croire le catalogue limité au premier coup d'oeil. En réalité, la possibilité d'étirer les objets ouvre un champ de possibilités considérable, et c'est précisément là que Paralives surpasse sa concurrence. Construire devient un vrai plaisir : l'interface du mode est claire et on s'y repère très facilement.
Tout n'est pas parfait pour autant. On ne peut pas modifier la forme des escaliers, qui restent obligatoirement droits. À noter d'ailleurs que ce point ne figure pas sur la feuille de route officielle : c'est une demande de la communauté, pas une promesse du studio. De leur côté, Les Sims 4 ont assoupli les leurs le 3 février 2026, avec des escaliers évasés et des rampes personnalisables. Ni colimaçon ni courbe pour autant : sur ce terrain, personne n'a encore vraiment tranché.
Le mode vie : un monde ouvert qui tient debout
Voici la partie la plus conséquente du jeu, celle où l'on passe le plus de temps à façonner l'histoire de son personnage. Paralives a fait le choix d'un monde ouvert. Là où Les Sims ont abandonné ce concept dès leur 4e épisode, imposant un chargement à chaque déplacement entre terrains, Paralives l'assume pleinement. Et contrairement aux Sims 3 de 2009, dont le monde ouvert était plombé par un exécutable 32 bits et sa fameuse erreur de sauvegarde, celui-ci tient debout : pas de problème de performance notable, des chargements très courts, et une carte que les Paras explorent librement.
Pour un lancement, le jeu propose déjà plusieurs carrières, dont des métiers résolument contemporains. Le système est bien pensé : à chaque évolution, on choisit entre un échelon supplémentaire et un bonus qui vient renforcer une compétence ou les liens sociaux du personnage.
Les Paras ont également des aspirations à accomplir au quotidien, qui rapportent elles aussi des bonus. Chaque nuit, tout se réinitialise, sauf si l'on choisit d'en épingler une. Le jeu propose ainsi chaque jour de petits (ou de plus gros) coups de pouce, le tempérament choisi rendant l'ensemble plus ou moins simple à gérer.
Les conversations se déroulent toutes seules et remplissent une jauge. C'est vous qui décidez du moment où vous intervenez.
Les relations reposent sur un système de points d'émotion qui influence l'humeur du Para, comme dans Les Sims. Si une interaction le rend heureux (+8) et romantique (+3), il basculera vers une humeur joyeuse. Mais selon la relation que l'on cherche à construire, cela peut compliquer les choses : un Para trop joyeux ne proposera pas toujours d'interactions romantiques.
Le vrai point faible du jeu, et il fait consensus
Là où l'on choisissait auparavant chaque action sociale en continu, les Paras discutent désormais tout seuls : une jauge se remplit au fil de la conversation et, une fois pleine, une interaction devient possible, avec le choix entre 3 options ou, si la jauge sociale est également remplie, la possibilité de faire évoluer la relation. Le procédé rend la gestion du volet relationnel plus longue et plus indirecte, et il ne nous a pas convaincus. Il a néanmoins un vrai avantage : quand plusieurs Paras sont réunis, ils continuent d'échanger tout en vaquant à leurs occupations, ce qui fait progresser les liens sans négliger les besoins du personnage.
La gestion des besoins, en revanche, est bien équilibrée et se rapproche de celle des Sims : sommeil, alimentation, hygiène et distraction évoluent à un rythme qui compte, tout en laissant la liberté de mener la vie de son personnage selon ses propres envies narratives. C'est bien la simulation sociale, et elle seule, qui reste en retrait.
Paralives face aux Sims 4 et à InZOI
Les 3 simulateurs de vie en présence, au 21 août 2026
Paralives
Les Sims 4
InZOI
Sortie
25 mai 2026
4 septembre 2014
28 mars 2025
État actuel
Accès anticipé 0.1.7c
Version finale, toujours suivie
Accès anticipé 0.9.6
Prix du jeu
38,99 €
Gratuit depuis le 18 octobre 2022
39,99 €
Contenu payant
Aucun, jamais
113 packs, environ 1 583 €
Aucun à ce jour
Avis Steam
[bar:90:green:90 % positifs]
-
[bar:77:yellow:77 % positifs]
Direction artistique
Dessinée à la main
Stylisée
Photoréaliste
Redimensionner les objets
[v]
[x]
[x]
Configuration exigée
[bar:25:green:Légère]
[bar:35:green:Légère]
[bar:85:red:Lourde]
Le tableau dit l'essentiel : Paralives ne gagne pas au volume, il gagne à la liberté et au modèle économique. Les Sims 4 conservent une avance écrasante en quantité de contenu, mais c'est une avance d'ancienneté, payée au prix fort par les joueurs. Le jeu de base est gratuit depuis 2022, mais posséder l'intégralité des 113 contenus additionnels revient aujourd'hui à environ 1 583 € au tarif plein. Et la barre continue de monter : les 2 kits publiés en mai 2026 sont les premiers à dépasser le palier historique de 4,99 €.
Une nuance à faire sur InZOI
Le jeu de Krafton a beaucoup progressé depuis son lancement décevant. Une extension gratuite en août 2025, puis 4 mises à jour majeures en 2026, des contenus carrières et scolarité, un lycée jouable, des outils de modification. La version PlayStation 5, elle, a été repoussée au premier semestre 2027, et la version finale est visée pour mars 2027. Ses avis Steam cumulés sont remontés à 77 % de positifs sur 32 417 votes, et même à 82 % sur le dernier mois. Il reste en accès anticipé, comme Paralives, et son unique extension est gratuite : l'opposition sur le contenu payant, c'est avec Les Sims 4 qu'elle se joue, pas avec InZOI.
Ce que le jeu est devenu depuis le 25 mai
Un test publié aujourd'hui ne peut pas se contenter de décrire le jour du lancement. En un peu moins de 3 mois, le studio a publié 12 mises à jour et correctifs, jusqu'à la version 0.1.7c du 11 août. Aucun contenu majeur pour l'instant : ce sont des optimisations, des corrections et du confort de jeu, exactement ce que la feuille de route annonçait pour la période de juin à septembre.
2 juillet : les sauvegardes passent de 500 Mo à 30 Mo, avec 3 sauvegardes automatiques et la synchronisation dans le nuage.
6 juin : une collaboration avec Unpacking ajoute un mini-jeu, des objets à collectionner et des peluches.
10 août : refonte visuelle des bébés, refonte de l'éclairage intérieur, rangement de la nourriture au réfrigérateur, machines à café fonctionnelles, adresses postales à Melino.
Espérance de vie rééquilibrée de 98 à 112 jours, et câlins étendus aux amis et à la famille.
Ce qui est annoncé, et quand
La feuille de route officielle prévoit environ 2 ans d'accès anticipé. La première grosse mise à jour de contenu est attendue au 4e trimestre 2026. Au programme des versions suivantes : météo et saisons, piscines et nage, chiens, chats et chevaux, voitures et motos, bateaux et habitations flottantes, calendrier et événements sociaux (fêtes, mariages), arbres généalogiques, jardinage et pêche, outils d'édition de villes, et davantage de traits de caractère et de métiers. Tout cela sera gratuit : le studio s'est engagé à ne jamais vendre de contenu additionnel payant. En contrepartie, le prix du jeu montera progressivement à mesure que le contenu s'étoffe.
Un mot, enfin, sur les chiffres, parce qu'ils racontent quelque chose. Paralives a écoulé 250 000 exemplaires en 8 heures et 1 million en 1 mois, avec un pic de 78 603 joueurs connectés en même temps le jour de la sortie. Depuis, la fréquentation est retombée autour de 2 000 joueurs simultanés en moyenne. C'est la trajectoire normale d'un jeu solo sans contenu à répétition, mais cela dit aussi quelque chose : la vraie épreuve, pour Paralives, ce sera la mise à jour du 4e trimestre. Les avis Steam, eux, restent à 90 % de positifs sur 20 855 votes, avec 87 % sur le dernier mois.
Notre verdict
Paralives
⭐EXCELLENT
16
sur 20
Notes détaillées
Direction artistique17/20
Mode construction18/20
Parasculpteur17/20
Mode vie15/20
Interface et confort16/20
Contenu à ce jour13/20
Points forts
+Le redimensionnement des objets : personne d'autre ne fait ça, et on ne peut plus s'en passer
+Un monde ouvert fluide, sans écran de chargement entre les lieux
+Une direction artistique dessinée à la main et un habillage sonore vraiment soigné
+Un Parasculpteur précis, avec de vraies imperfections crédibles
+8 étapes de vie jouables dès le premier jour, du bébé à l'aîné
+Léger : il tourne sur des configurations très modestes
+Aucun contenu payant, jamais : l'engagement est écrit noir sur blanc
Points faibles
–La simulation sociale automatique rend le relationnel lent et indirect
–Le catalogue d'objets reste plus court que celui de la concurrence installée
–Aucune mise à jour de contenu majeure avant le 4e trimestre 2026
–Pas de piscines, pas d'animaux, pas de météo : il faudra patienter
–Les escaliers restent droits, et ne sont même pas sur la feuille de route
Verdict
Paralives réussit exactement ce qu'InZOI avait raté : arriver avec un socle jouable, cohérent et déjà attachant. Sa liberté de construction n'a aucun équivalent, son monde ouvert tient debout et son modèle économique est le plus honnête du genre. Il lui manque du contenu et une vraie simulation sociale, pas des idées.
Notre avis
J'ai passé des heures sur Les Sims depuis le tout premier épisode, et le quatrième a fini par me lasser. J'y retourne encore de temps en temps, mais le manque de nouveauté se fait sentir, tout comme le manque de concurrence, qui aurait évité à la licence de se reposer sur ses acquis. Dès les premières images abouties de Paralives, j'ai senti que ce jeu allait faire trembler les géants du genre.
Les visages ont ce petit supplément d'imperfection qui rend les Paras crédibles.
Cela fait 7 ans que je suis chaque communication sur le sujet, chaque mise à jour, chaque vidéo de présentation. L'attente est montée crescendo jusqu'à l'annonce, fin 2025, de la sortie prochaine en accès anticipé. Dès le 25 mai, j'ai acheté le jeu et j'y ai consacré plusieurs dizaines d'heures.
Aucune déception. J'attendais la même chose d'InZOI, un concurrent capable d'apporter du sang neuf, et le jeu de Krafton s'était révélé décevant à sa sortie malgré ses promesses. Avec Paralives, chaque session a été un plaisir : retrouver des habitudes familières tout en découvrant de nouvelles mécaniques, exprimer sa créativité, explorer les possibles.
Les manques actuels ne m'ont pas gêné. Les prochaines mises à jour viendront les combler, et ce qui est proposé aujourd'hui est déjà très complet, proche de l'état des premiers épisodes des Sims à leur sortie. Les temps de chargement réduits et la grande fluidité rendent d'ailleurs les sessions d'autant plus agréables. Le seul reproche que je maintiens, et il est réel, c'est la mollesse des échanges entre personnages.
Paralives ne réinvente pas la roue, et c'est tant mieux. Il en peaufine chaque rouage.
— Notre verdict après plusieurs dizaines d'heures
Ce qu'il faut retenir
Sorti le 25 mai 2026 en accès anticipé sur Steam, sur Windows et macOS, à 38,99 €, intégralement en français. Solo uniquement, pas de version console prévue.
Le mode construction est la vraie signature du jeu : tout se redimensionne, meubles comme structure.
Le monde est ouvert et bien géré, sans les problèmes de performance qui plombaient Les Sims 3.
Les 8 étapes de vie, du bébé à l'aîné, sont présentes depuis le premier jour.
La simulation sociale est le point faible : les Paras discutent seuls, on ne fait qu'arbitrer.
Tout le contenu à venir sera gratuit, mais le prix du jeu montera progressivement. La première grosse mise à jour est attendue au 4e trimestre 2026.
1 million d'exemplaires vendus en 1 mois et 90 % d'avis positifs sur Steam.
En définitive, Paralives est un très bon simulateur de vie, appelé à se perfectionner avec le temps, et sur lequel on prend déjà autant de plaisir que sur Les Sims. Si ces derniers restent plus fournis, ce n'est que par ancienneté : Les Sims 4 fêteront leurs 12 ans dans quelques jours, quand Paralives vient de sortir et conserve volontairement son statut d'accès anticipé pour se donner le temps de bien faire. Si le concept vous parle, c'est maintenant que le rapport qualité-prix est le meilleur : le tarif ne fera que grimper.
Paralives est sorti en accès anticipé le 25 mai 2026, après 7 ans passés à se construire sous les yeux de sa communauté. Le simulateur de vie du studio montréalais Paralives Studio arrive avec une étiquette lourde à porter : celle du premier concurrent sérieux des Sims depuis très longtemps. Près de 3 mois plus tard, 1 million d'exemplaires ont été vendus et le jeu en est à sa 12e mise à jour. Le moment est venu de trancher : ce nouveau venu est-il à la hauteur ?
Le monde de Paralives est ouvert et se parcourt sans le moindre écran de chargement.
7 ans de dialogue avec la communauté
L'histoire commence en septembre 2018, quand Alex Massé se met à bricoler un simulateur de vie en parallèle de son emploi. En 2019, il démissionne pour s'y consacrer entièrement, annonce publiquement le projet en juin, puis publie une première vidéo dès le mois suivant. Il se concentre d'abord sur le mode construction, aboutit vite à un prototype jouable, et ouvre un site, un salon Discord et une page de financement participatif.
Ce financement a tout porté. Il a permis une première embauche dès octobre 2019, puis la constitution d'une équipe d'une quinzaine de personnes installée à Montréal, près de la station Lionel-Groulx. Tout au long du développement, le studio a communiqué sur ses avancées, ses ambitions et sa vision. Cette transparence a bâti une véritable communauté : le salon Discord officiel rassemble aujourd'hui plus de 120 000 membres.
En fédérant les vidéastes et les diffuseurs en direct spécialisés dans Les Sims, le projet a peu à peu contaminé le public de la licence rivale. Plus les développeurs partageaient d'éléments, plus le jeu semblait solide, et plus il se posait en concurrent de taille face à une série qui n'avait pas connu de rivale sérieuse depuis des années.
Même l'arrivée d'InZOI, publié par Krafton le 28 mars 2025, n'avait pas suffi à déloger le géant : le titre manquait de contenu et de consistance à son lancement pour rivaliser avec une licence installée depuis plus de 25 ans. Ce dialogue continu a surtout permis à Paralives de recueillir les frustrations des joueurs des Sims et d'en faire son cahier des charges.
Melino, la ville du jeu : commerces, passants et lieux publics appartiennent au même monde continu.
Une direction artistique douce, une interface qui ne perd personne
Le style graphique est résolument minimaliste. Les développeurs ont choisi une direction artistique chaleureuse, dessinée à la main, plutôt que réaliste, à l'exact opposé d'InZOI qui mise tout sur le photoréalisme. Ce parti pris rend le jeu bien moins gourmand, donc accessible sur un large éventail de configurations. La douceur des traits et des couleurs, proche de l'aquarelle, rend l'ensemble particulièrement agréable à l'oeil.
Les animations sont fluides et posées : après plusieurs dizaines d'heures de jeu, rien à signaler de ce côté. Observer le monde et les personnages en mouvement a même quelque chose d'apaisant. Le tout est renforcé par un habillage sonore vraiment réussi. Les bruitages sont agréables et les sons d'ambiance, bien présents, restent discrets : comme dans la réalité, on entend le vent sans y prêter attention.
Le détail qui change tout
Tout en conservant leur identité visuelle, les développeurs ont repris les codes d'interface qui fonctionnent depuis des années dans Les Sims, et qu'InZOI avait lui aussi adoptés. On ne se sent jamais perdu au lancement : le fonctionnement est familier, avec ses spécificités propres. Quel que soit le mode, chaque élément reste identifiable et la navigation demeure fluide. Le jeu est d'ailleurs intégralement traduit en français, ce qui n'était pas gagné pour un studio de cette taille.
Le Parasculpteur, ou la personnalisation poussée à un cran au-dessus
Toute aventure de simulation de vie commence par la création de son premier personnage, et Paralives ne fait pas exception : dès le premier lancement, le jeu invite à composer sa première famille. L'outil s'appelle le Parasculpteur, du nom donné aux habitants du jeu, les Paras. Il se prend en main en quelques minutes, et les repères visuels aident à identifier immédiatement la partie du corps ou du style que l'on est en train de modifier.
La personnalité se répartit entre 4 axes, auxquels s'ajoutent un tempérament, un atout social, un talent et des habitudes de vie.
Les possibilités sont au moins aussi larges que chez la concurrence, mais avec un niveau de précision supérieur. Après quelques minutes passées à peaufiner l'apparence et le caractère, on obtient des Paras étonnamment crédibles, avec ce petit supplément d'humanité que donnent les imperfections : taches de rousseur, grains de beauté, morphologies variées et cohérentes.
Le maître-mot de Paralives, c'est la personnalisation : chaque élément peut être ajusté et coloré selon ses envies, un peu à la manière des Sims 2 et 3. On peut aller très loin dans le détail, aussi bien sur le plan physique que vestimentaire, et donc se recréer soi-même dans le jeu, petits défauts compris.
Les 8 étapes de vie sont là depuis le premier jour
C'est un point sur lequel beaucoup se sont trompés au lancement : Paralives propose 8 étapes de vie dès sa sortie, du bébé à l'aîné, en passant par le bambin, l'enfant, le préadolescent, l'adolescent, le jeune adulte et l'adulte. Toutes sont sélectionnables dans le Parasculpteur, avec berceaux, chaises hautes, adoption et transmission entre générations. Le patch du 10 août a même entièrement redessiné les bébés et rééquilibré l'espérance de vie moyenne, passée de 98 à 112 jours.
Bébé, bambin, enfant : la famille se construit et se transmet d'une génération à l'autre.
Le mode construction, là où Paralives creuse vraiment l'écart
C'est avec ce mode que le jeu se démarque le plus nettement, et pour le meilleur. L'ultra-personnalisation se traduit ici par une fonctionnalité qu'on adopte très vite : la possibilité de redimensionner librement chaque élément. Que ce soit pour la structure de la maison ou pour l'ameublement, on ajuste la taille de tout ce qu'on pose.
L'exemple qui résume le mode construction
Meublez une chambre : le catalogue propose d'abord surtout des lits 1 place. Posez-en un, des flèches apparaissent de part et d'autre, et vous élargissez le meuble à volonté. On passe ainsi d'un lit 1 place à un très grand lit, voire à un lit qui occupe toute la largeur de la pièce. La même option se retrouve sur une grande quantité d'objets : fenêtres, canapés, meubles de cuisine, tables, bureaux. Chaque objet se cale au millimètre entre 2 fenêtres ou comble exactement l'espace qu'on lui laisse.
Un café aménagé pièce par pièce. La densité de décoration atteignable est le vrai argument du mode construction.
Sans grille imposée, les plans se dessinent librement, mètre par mètre.
On pourrait croire le catalogue limité au premier coup d'oeil. En réalité, la possibilité d'étirer les objets ouvre un champ de possibilités considérable, et c'est précisément là que Paralives surpasse sa concurrence. Construire devient un vrai plaisir : l'interface du mode est claire et on s'y repère très facilement.
Tout n'est pas parfait pour autant. On ne peut pas modifier la forme des escaliers, qui restent obligatoirement droits. À noter d'ailleurs que ce point ne figure pas sur la feuille de route officielle : c'est une demande de la communauté, pas une promesse du studio. De leur côté, Les Sims 4 ont assoupli les leurs le 3 février 2026, avec des escaliers évasés et des rampes personnalisables. Ni colimaçon ni courbe pour autant : sur ce terrain, personne n'a encore vraiment tranché.
Le mode vie : un monde ouvert qui tient debout
Voici la partie la plus conséquente du jeu, celle où l'on passe le plus de temps à façonner l'histoire de son personnage. Paralives a fait le choix d'un monde ouvert. Là où Les Sims ont abandonné ce concept dès leur 4e épisode, imposant un chargement à chaque déplacement entre terrains, Paralives l'assume pleinement. Et contrairement aux Sims 3 de 2009, dont le monde ouvert était plombé par un exécutable 32 bits et sa fameuse erreur de sauvegarde, celui-ci tient debout : pas de problème de performance notable, des chargements très courts, et une carte que les Paras explorent librement.
Pour un lancement, le jeu propose déjà plusieurs carrières, dont des métiers résolument contemporains. Le système est bien pensé : à chaque évolution, on choisit entre un échelon supplémentaire et un bonus qui vient renforcer une compétence ou les liens sociaux du personnage.
Les Paras ont également des aspirations à accomplir au quotidien, qui rapportent elles aussi des bonus. Chaque nuit, tout se réinitialise, sauf si l'on choisit d'en épingler une. Le jeu propose ainsi chaque jour de petits (ou de plus gros) coups de pouce, le tempérament choisi rendant l'ensemble plus ou moins simple à gérer.
Les conversations se déroulent toutes seules et remplissent une jauge. C'est vous qui décidez du moment où vous intervenez.
Les relations reposent sur un système de points d'émotion qui influence l'humeur du Para, comme dans Les Sims. Si une interaction le rend heureux (+8) et romantique (+3), il basculera vers une humeur joyeuse. Mais selon la relation que l'on cherche à construire, cela peut compliquer les choses : un Para trop joyeux ne proposera pas toujours d'interactions romantiques.
Le vrai point faible du jeu, et il fait consensus
Là où l'on choisissait auparavant chaque action sociale en continu, les Paras discutent désormais tout seuls : une jauge se remplit au fil de la conversation et, une fois pleine, une interaction devient possible, avec le choix entre 3 options ou, si la jauge sociale est également remplie, la possibilité de faire évoluer la relation. Le procédé rend la gestion du volet relationnel plus longue et plus indirecte, et il ne nous a pas convaincus. Il a néanmoins un vrai avantage : quand plusieurs Paras sont réunis, ils continuent d'échanger tout en vaquant à leurs occupations, ce qui fait progresser les liens sans négliger les besoins du personnage.
La gestion des besoins, en revanche, est bien équilibrée et se rapproche de celle des Sims : sommeil, alimentation, hygiène et distraction évoluent à un rythme qui compte, tout en laissant la liberté de mener la vie de son personnage selon ses propres envies narratives. C'est bien la simulation sociale, et elle seule, qui reste en retrait.
Paralives face aux Sims 4 et à InZOI
Les 3 simulateurs de vie en présence, au 21 août 2026
Paralives
Les Sims 4
InZOI
Sortie
25 mai 2026
4 septembre 2014
28 mars 2025
État actuel
Accès anticipé 0.1.7c
Version finale, toujours suivie
Accès anticipé 0.9.6
Prix du jeu
38,99 €
Gratuit depuis le 18 octobre 2022
39,99 €
Contenu payant
Aucun, jamais
113 packs, environ 1 583 €
Aucun à ce jour
Avis Steam
90 % positifs
-
77 % positifs
Direction artistique
Dessinée à la main
Stylisée
Photoréaliste
Redimensionner les objets
Configuration exigée
Légère
Légère
Lourde
Le tableau dit l'essentiel : Paralives ne gagne pas au volume, il gagne à la liberté et au modèle économique. Les Sims 4 conservent une avance écrasante en quantité de contenu, mais c'est une avance d'ancienneté, payée au prix fort par les joueurs. Le jeu de base est gratuit depuis 2022, mais posséder l'intégralité des 113 contenus additionnels revient aujourd'hui à environ 1 583 € au tarif plein. Et la barre continue de monter : les 2 kits publiés en mai 2026 sont les premiers à dépasser le palier historique de 4,99 €.
Une nuance à faire sur InZOI
Le jeu de Krafton a beaucoup progressé depuis son lancement décevant. Une extension gratuite en août 2025, puis 4 mises à jour majeures en 2026, des contenus carrières et scolarité, un lycée jouable, des outils de modification. La version PlayStation 5, elle, a été repoussée au premier semestre 2027, et la version finale est visée pour mars 2027. Ses avis Steam cumulés sont remontés à 77 % de positifs sur 32 417 votes, et même à 82 % sur le dernier mois. Il reste en accès anticipé, comme Paralives, et son unique extension est gratuite : l'opposition sur le contenu payant, c'est avec Les Sims 4 qu'elle se joue, pas avec InZOI.
Ce que le jeu est devenu depuis le 25 mai
Un test publié aujourd'hui ne peut pas se contenter de décrire le jour du lancement. En un peu moins de 3 mois, le studio a publié 12 mises à jour et correctifs, jusqu'à la version 0.1.7c du 11 août. Aucun contenu majeur pour l'instant : ce sont des optimisations, des corrections et du confort de jeu, exactement ce que la feuille de route annonçait pour la période de juin à septembre.
2 juillet : les sauvegardes passent de 500 Mo à 30 Mo, avec 3 sauvegardes automatiques et la synchronisation dans le nuage.
6 juin : une collaboration avec Unpacking ajoute un mini-jeu, des objets à collectionner et des peluches.
10 août : refonte visuelle des bébés, refonte de l'éclairage intérieur, rangement de la nourriture au réfrigérateur, machines à café fonctionnelles, adresses postales à Melino.
Espérance de vie rééquilibrée de 98 à 112 jours, et câlins étendus aux amis et à la famille.
Ce qui est annoncé, et quand
La feuille de route officielle prévoit environ 2 ans d'accès anticipé. La première grosse mise à jour de contenu est attendue au 4e trimestre 2026. Au programme des versions suivantes : météo et saisons, piscines et nage, chiens, chats et chevaux, voitures et motos, bateaux et habitations flottantes, calendrier et événements sociaux (fêtes, mariages), arbres généalogiques, jardinage et pêche, outils d'édition de villes, et davantage de traits de caractère et de métiers. Tout cela sera gratuit : le studio s'est engagé à ne jamais vendre de contenu additionnel payant. En contrepartie, le prix du jeu montera progressivement à mesure que le contenu s'étoffe.
Un mot, enfin, sur les chiffres, parce qu'ils racontent quelque chose. Paralives a écoulé 250 000 exemplaires en 8 heures et 1 million en 1 mois, avec un pic de 78 603 joueurs connectés en même temps le jour de la sortie. Depuis, la fréquentation est retombée autour de 2 000 joueurs simultanés en moyenne. C'est la trajectoire normale d'un jeu solo sans contenu à répétition, mais cela dit aussi quelque chose : la vraie épreuve, pour Paralives, ce sera la mise à jour du 4e trimestre. Les avis Steam, eux, restent à 90 % de positifs sur 20 855 votes, avec 87 % sur le dernier mois.
Notre verdict
Paralives
⭐EXCELLENT
16
sur 20
Notes détaillées
Direction artistique17/20
Mode construction18/20
Parasculpteur17/20
Mode vie15/20
Interface et confort16/20
Contenu à ce jour13/20
Points forts
+Le redimensionnement des objets : personne d'autre ne fait ça, et on ne peut plus s'en passer
+Un monde ouvert fluide, sans écran de chargement entre les lieux
+Une direction artistique dessinée à la main et un habillage sonore vraiment soigné
+Un Parasculpteur précis, avec de vraies imperfections crédibles
+8 étapes de vie jouables dès le premier jour, du bébé à l'aîné
+Léger : il tourne sur des configurations très modestes
+Aucun contenu payant, jamais : l'engagement est écrit noir sur blanc
Points faibles
–La simulation sociale automatique rend le relationnel lent et indirect
–Le catalogue d'objets reste plus court que celui de la concurrence installée
–Aucune mise à jour de contenu majeure avant le 4e trimestre 2026
–Pas de piscines, pas d'animaux, pas de météo : il faudra patienter
–Les escaliers restent droits, et ne sont même pas sur la feuille de route
Verdict
Paralives réussit exactement ce qu'InZOI avait raté : arriver avec un socle jouable, cohérent et déjà attachant. Sa liberté de construction n'a aucun équivalent, son monde ouvert tient debout et son modèle économique est le plus honnête du genre. Il lui manque du contenu et une vraie simulation sociale, pas des idées.
Notre avis
J'ai passé des heures sur Les Sims depuis le tout premier épisode, et le quatrième a fini par me lasser. J'y retourne encore de temps en temps, mais le manque de nouveauté se fait sentir, tout comme le manque de concurrence, qui aurait évité à la licence de se reposer sur ses acquis. Dès les premières images abouties de Paralives, j'ai senti que ce jeu allait faire trembler les géants du genre.
Les visages ont ce petit supplément d'imperfection qui rend les Paras crédibles.
Cela fait 7 ans que je suis chaque communication sur le sujet, chaque mise à jour, chaque vidéo de présentation. L'attente est montée crescendo jusqu'à l'annonce, fin 2025, de la sortie prochaine en accès anticipé. Dès le 25 mai, j'ai acheté le jeu et j'y ai consacré plusieurs dizaines d'heures.
Aucune déception. J'attendais la même chose d'InZOI, un concurrent capable d'apporter du sang neuf, et le jeu de Krafton s'était révélé décevant à sa sortie malgré ses promesses. Avec Paralives, chaque session a été un plaisir : retrouver des habitudes familières tout en découvrant de nouvelles mécaniques, exprimer sa créativité, explorer les possibles.
Les manques actuels ne m'ont pas gêné. Les prochaines mises à jour viendront les combler, et ce qui est proposé aujourd'hui est déjà très complet, proche de l'état des premiers épisodes des Sims à leur sortie. Les temps de chargement réduits et la grande fluidité rendent d'ailleurs les sessions d'autant plus agréables. Le seul reproche que je maintiens, et il est réel, c'est la mollesse des échanges entre personnages.
Paralives ne réinvente pas la roue, et c'est tant mieux. Il en peaufine chaque rouage.
— Notre verdict après plusieurs dizaines d'heures
Ce qu'il faut retenir
Sorti le 25 mai 2026 en accès anticipé sur Steam, sur Windows et macOS, à 38,99 €, intégralement en français. Solo uniquement, pas de version console prévue.
Le mode construction est la vraie signature du jeu : tout se redimensionne, meubles comme structure.
Le monde est ouvert et bien géré, sans les problèmes de performance qui plombaient Les Sims 3.
Les 8 étapes de vie, du bébé à l'aîné, sont présentes depuis le premier jour.
La simulation sociale est le point faible : les Paras discutent seuls, on ne fait qu'arbitrer.
Tout le contenu à venir sera gratuit, mais le prix du jeu montera progressivement. La première grosse mise à jour est attendue au 4e trimestre 2026.
1 million d'exemplaires vendus en 1 mois et 90 % d'avis positifs sur Steam.
En définitive, Paralives est un très bon simulateur de vie, appelé à se perfectionner avec le temps, et sur lequel on prend déjà autant de plaisir que sur Les Sims. Si ces derniers restent plus fournis, ce n'est que par ancienneté : Les Sims 4 fêteront leurs 12 ans dans quelques jours, quand Paralives vient de sortir et conserve volontairement son statut d'accès anticipé pour se donner le temps de bien faire. Si le concept vous parle, c'est maintenant que le rapport qualité-prix est le meilleur : le tarif ne fera que grimper.
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Notre test de Paralives : le concurrent des Sims tient enfin la route
Près de 3 mois après la sortie en accès anticipé du 25 mai 2026, 1 million de ventes et 12 mises à jour plus tard, voici notre verdict complet sur le simulateur de vie qui bouscule enfin Les Sims.
Paralives est sorti en accès anticipé le 25 mai 2026, après 7 ans passés à se construire sous les yeux de sa communauté. Le simulateur de vie du studio montréalais Paralives Studio arrive avec une étiquette lourde à porter : celle du premier concurrent sérieux des Sims depuis très longtemps. Près de 3 mois plus tard, 1 million d'exemplaires ont été vendus et le jeu en est à sa 12e mise à jour. Le moment est venu de trancher : ce nouveau venu est-il à la hauteur ?
Le monde de Paralives est ouvert et se parcourt sans le moindre écran de chargement.
7 ans de dialogue avec la communauté
L'histoire commence en septembre 2018, quand Alex Massé se met à bricoler un simulateur de vie en parallèle de son emploi. En 2019, il démissionne pour s'y consacrer entièrement, annonce publiquement le projet en juin, puis publie une première vidéo dès le mois suivant. Il se concentre d'abord sur le mode construction, aboutit vite à un prototype jouable, et ouvre un site, un salon Discord et une page de financement participatif.
Ce financement a tout porté. Il a permis une première embauche dès octobre 2019, puis la constitution d'une équipe d'une quinzaine de personnes installée à Montréal, près de la station Lionel-Groulx. Tout au long du développement, le studio a communiqué sur ses avancées, ses ambitions et sa vision. Cette transparence a bâti une véritable communauté : le salon Discord officiel rassemble aujourd'hui plus de 120 000 membres.
En fédérant les vidéastes et les diffuseurs en direct spécialisés dans Les Sims, le projet a peu à peu contaminé le public de la licence rivale. Plus les développeurs partageaient d'éléments, plus le jeu semblait solide, et plus il se posait en concurrent de taille face à une série qui n'avait pas connu de rivale sérieuse depuis des années.
Même l'arrivée d'InZOI, publié par Krafton le 28 mars 2025, n'avait pas suffi à déloger le géant : le titre manquait de contenu et de consistance à son lancement pour rivaliser avec une licence installée depuis plus de 25 ans. Ce dialogue continu a surtout permis à Paralives de recueillir les frustrations des joueurs des Sims et d'en faire son cahier des charges.
Melino, la ville du jeu : commerces, passants et lieux publics appartiennent au même monde continu.
Une direction artistique douce, une interface qui ne perd personne
Le style graphique est résolument minimaliste. Les développeurs ont choisi une direction artistique chaleureuse, dessinée à la main, plutôt que réaliste, à l'exact opposé d'InZOI qui mise tout sur le photoréalisme. Ce parti pris rend le jeu bien moins gourmand, donc accessible sur un large éventail de configurations. La douceur des traits et des couleurs, proche de l'aquarelle, rend l'ensemble particulièrement agréable à l'oeil.
Les animations sont fluides et posées : après plusieurs dizaines d'heures de jeu, rien à signaler de ce côté. Observer le monde et les personnages en mouvement a même quelque chose d'apaisant. Le tout est renforcé par un habillage sonore vraiment réussi. Les bruitages sont agréables et les sons d'ambiance, bien présents, restent discrets : comme dans la réalité, on entend le vent sans y prêter attention.
Le détail qui change tout
Tout en conservant leur identité visuelle, les développeurs ont repris les codes d'interface qui fonctionnent depuis des années dans Les Sims, et qu'InZOI avait lui aussi adoptés. On ne se sent jamais perdu au lancement : le fonctionnement est familier, avec ses spécificités propres. Quel que soit le mode, chaque élément reste identifiable et la navigation demeure fluide. Le jeu est d'ailleurs intégralement traduit en français, ce qui n'était pas gagné pour un studio de cette taille.
Le Parasculpteur, ou la personnalisation poussée à un cran au-dessus
Toute aventure de simulation de vie commence par la création de son premier personnage, et Paralives ne fait pas exception : dès le premier lancement, le jeu invite à composer sa première famille. L'outil s'appelle le Parasculpteur, du nom donné aux habitants du jeu, les Paras. Il se prend en main en quelques minutes, et les repères visuels aident à identifier immédiatement la partie du corps ou du style que l'on est en train de modifier.
La personnalité se répartit entre 4 axes, auxquels s'ajoutent un tempérament, un atout social, un talent et des habitudes de vie.
Les possibilités sont au moins aussi larges que chez la concurrence, mais avec un niveau de précision supérieur. Après quelques minutes passées à peaufiner l'apparence et le caractère, on obtient des Paras étonnamment crédibles, avec ce petit supplément d'humanité que donnent les imperfections : taches de rousseur, grains de beauté, morphologies variées et cohérentes.
Le maître-mot de Paralives, c'est la personnalisation : chaque élément peut être ajusté et coloré selon ses envies, un peu à la manière des Sims 2 et 3. On peut aller très loin dans le détail, aussi bien sur le plan physique que vestimentaire, et donc se recréer soi-même dans le jeu, petits défauts compris.
Les 8 étapes de vie sont là depuis le premier jour
C'est un point sur lequel beaucoup se sont trompés au lancement : Paralives propose 8 étapes de vie dès sa sortie, du bébé à l'aîné, en passant par le bambin, l'enfant, le préadolescent, l'adolescent, le jeune adulte et l'adulte. Toutes sont sélectionnables dans le Parasculpteur, avec berceaux, chaises hautes, adoption et transmission entre générations. Le patch du 10 août a même entièrement redessiné les bébés et rééquilibré l'espérance de vie moyenne, passée de 98 à 112 jours.
Bébé, bambin, enfant : la famille se construit et se transmet d'une génération à l'autre.
Le mode construction, là où Paralives creuse vraiment l'écart
C'est avec ce mode que le jeu se démarque le plus nettement, et pour le meilleur. L'ultra-personnalisation se traduit ici par une fonctionnalité qu'on adopte très vite : la possibilité de redimensionner librement chaque élément. Que ce soit pour la structure de la maison ou pour l'ameublement, on ajuste la taille de tout ce qu'on pose.
L'exemple qui résume le mode construction
Meublez une chambre : le catalogue propose d'abord surtout des lits 1 place. Posez-en un, des flèches apparaissent de part et d'autre, et vous élargissez le meuble à volonté. On passe ainsi d'un lit 1 place à un très grand lit, voire à un lit qui occupe toute la largeur de la pièce. La même option se retrouve sur une grande quantité d'objets : fenêtres, canapés, meubles de cuisine, tables, bureaux. Chaque objet se cale au millimètre entre 2 fenêtres ou comble exactement l'espace qu'on lui laisse.
Un café aménagé pièce par pièce. La densité de décoration atteignable est le vrai argument du mode construction.
Sans grille imposée, les plans se dessinent librement, mètre par mètre.
On pourrait croire le catalogue limité au premier coup d'oeil. En réalité, la possibilité d'étirer les objets ouvre un champ de possibilités considérable, et c'est précisément là que Paralives surpasse sa concurrence. Construire devient un vrai plaisir : l'interface du mode est claire et on s'y repère très facilement.
Tout n'est pas parfait pour autant. On ne peut pas modifier la forme des escaliers, qui restent obligatoirement droits. À noter d'ailleurs que ce point ne figure pas sur la feuille de route officielle : c'est une demande de la communauté, pas une promesse du studio. De leur côté, Les Sims 4 ont assoupli les leurs le 3 février 2026, avec des escaliers évasés et des rampes personnalisables. Ni colimaçon ni courbe pour autant : sur ce terrain, personne n'a encore vraiment tranché.
Le mode vie : un monde ouvert qui tient debout
Voici la partie la plus conséquente du jeu, celle où l'on passe le plus de temps à façonner l'histoire de son personnage. Paralives a fait le choix d'un monde ouvert. Là où Les Sims ont abandonné ce concept dès leur 4e épisode, imposant un chargement à chaque déplacement entre terrains, Paralives l'assume pleinement. Et contrairement aux Sims 3 de 2009, dont le monde ouvert était plombé par un exécutable 32 bits et sa fameuse erreur de sauvegarde, celui-ci tient debout : pas de problème de performance notable, des chargements très courts, et une carte que les Paras explorent librement.
Pour un lancement, le jeu propose déjà plusieurs carrières, dont des métiers résolument contemporains. Le système est bien pensé : à chaque évolution, on choisit entre un échelon supplémentaire et un bonus qui vient renforcer une compétence ou les liens sociaux du personnage.
Les Paras ont également des aspirations à accomplir au quotidien, qui rapportent elles aussi des bonus. Chaque nuit, tout se réinitialise, sauf si l'on choisit d'en épingler une. Le jeu propose ainsi chaque jour de petits (ou de plus gros) coups de pouce, le tempérament choisi rendant l'ensemble plus ou moins simple à gérer.
Les conversations se déroulent toutes seules et remplissent une jauge. C'est vous qui décidez du moment où vous intervenez.
Les relations reposent sur un système de points d'émotion qui influence l'humeur du Para, comme dans Les Sims. Si une interaction le rend heureux (+8) et romantique (+3), il basculera vers une humeur joyeuse. Mais selon la relation que l'on cherche à construire, cela peut compliquer les choses : un Para trop joyeux ne proposera pas toujours d'interactions romantiques.
Le vrai point faible du jeu, et il fait consensus
Là où l'on choisissait auparavant chaque action sociale en continu, les Paras discutent désormais tout seuls : une jauge se remplit au fil de la conversation et, une fois pleine, une interaction devient possible, avec le choix entre 3 options ou, si la jauge sociale est également remplie, la possibilité de faire évoluer la relation. Le procédé rend la gestion du volet relationnel plus longue et plus indirecte, et il ne nous a pas convaincus. Il a néanmoins un vrai avantage : quand plusieurs Paras sont réunis, ils continuent d'échanger tout en vaquant à leurs occupations, ce qui fait progresser les liens sans négliger les besoins du personnage.
La gestion des besoins, en revanche, est bien équilibrée et se rapproche de celle des Sims : sommeil, alimentation, hygiène et distraction évoluent à un rythme qui compte, tout en laissant la liberté de mener la vie de son personnage selon ses propres envies narratives. C'est bien la simulation sociale, et elle seule, qui reste en retrait.
Paralives face aux Sims 4 et à InZOI
Les 3 simulateurs de vie en présence, au 21 août 2026
Paralives
Les Sims 4
InZOI
Sortie
25 mai 2026
4 septembre 2014
28 mars 2025
État actuel
Accès anticipé 0.1.7c
Version finale, toujours suivie
Accès anticipé 0.9.6
Prix du jeu
38,99 €
Gratuit depuis le 18 octobre 2022
39,99 €
Contenu payant
Aucun, jamais
113 packs, environ 1 583 €
Aucun à ce jour
Avis Steam
[bar:90:green:90 % positifs]
-
[bar:77:yellow:77 % positifs]
Direction artistique
Dessinée à la main
Stylisée
Photoréaliste
Redimensionner les objets
[v]
[x]
[x]
Configuration exigée
[bar:25:green:Légère]
[bar:35:green:Légère]
[bar:85:red:Lourde]
Le tableau dit l'essentiel : Paralives ne gagne pas au volume, il gagne à la liberté et au modèle économique. Les Sims 4 conservent une avance écrasante en quantité de contenu, mais c'est une avance d'ancienneté, payée au prix fort par les joueurs. Le jeu de base est gratuit depuis 2022, mais posséder l'intégralité des 113 contenus additionnels revient aujourd'hui à environ 1 583 € au tarif plein. Et la barre continue de monter : les 2 kits publiés en mai 2026 sont les premiers à dépasser le palier historique de 4,99 €.
Une nuance à faire sur InZOI
Le jeu de Krafton a beaucoup progressé depuis son lancement décevant. Une extension gratuite en août 2025, puis 4 mises à jour majeures en 2026, des contenus carrières et scolarité, un lycée jouable, des outils de modification. La version PlayStation 5, elle, a été repoussée au premier semestre 2027, et la version finale est visée pour mars 2027. Ses avis Steam cumulés sont remontés à 77 % de positifs sur 32 417 votes, et même à 82 % sur le dernier mois. Il reste en accès anticipé, comme Paralives, et son unique extension est gratuite : l'opposition sur le contenu payant, c'est avec Les Sims 4 qu'elle se joue, pas avec InZOI.
Ce que le jeu est devenu depuis le 25 mai
Un test publié aujourd'hui ne peut pas se contenter de décrire le jour du lancement. En un peu moins de 3 mois, le studio a publié 12 mises à jour et correctifs, jusqu'à la version 0.1.7c du 11 août. Aucun contenu majeur pour l'instant : ce sont des optimisations, des corrections et du confort de jeu, exactement ce que la feuille de route annonçait pour la période de juin à septembre.
2 juillet : les sauvegardes passent de 500 Mo à 30 Mo, avec 3 sauvegardes automatiques et la synchronisation dans le nuage.
6 juin : une collaboration avec Unpacking ajoute un mini-jeu, des objets à collectionner et des peluches.
10 août : refonte visuelle des bébés, refonte de l'éclairage intérieur, rangement de la nourriture au réfrigérateur, machines à café fonctionnelles, adresses postales à Melino.
Espérance de vie rééquilibrée de 98 à 112 jours, et câlins étendus aux amis et à la famille.
Ce qui est annoncé, et quand
La feuille de route officielle prévoit environ 2 ans d'accès anticipé. La première grosse mise à jour de contenu est attendue au 4e trimestre 2026. Au programme des versions suivantes : météo et saisons, piscines et nage, chiens, chats et chevaux, voitures et motos, bateaux et habitations flottantes, calendrier et événements sociaux (fêtes, mariages), arbres généalogiques, jardinage et pêche, outils d'édition de villes, et davantage de traits de caractère et de métiers. Tout cela sera gratuit : le studio s'est engagé à ne jamais vendre de contenu additionnel payant. En contrepartie, le prix du jeu montera progressivement à mesure que le contenu s'étoffe.
Un mot, enfin, sur les chiffres, parce qu'ils racontent quelque chose. Paralives a écoulé 250 000 exemplaires en 8 heures et 1 million en 1 mois, avec un pic de 78 603 joueurs connectés en même temps le jour de la sortie. Depuis, la fréquentation est retombée autour de 2 000 joueurs simultanés en moyenne. C'est la trajectoire normale d'un jeu solo sans contenu à répétition, mais cela dit aussi quelque chose : la vraie épreuve, pour Paralives, ce sera la mise à jour du 4e trimestre. Les avis Steam, eux, restent à 90 % de positifs sur 20 855 votes, avec 87 % sur le dernier mois.
Notre verdict
Paralives
⭐EXCELLENT
16
sur 20
Notes détaillées
Direction artistique17/20
Mode construction18/20
Parasculpteur17/20
Mode vie15/20
Interface et confort16/20
Contenu à ce jour13/20
Points forts
+Le redimensionnement des objets : personne d'autre ne fait ça, et on ne peut plus s'en passer
+Un monde ouvert fluide, sans écran de chargement entre les lieux
+Une direction artistique dessinée à la main et un habillage sonore vraiment soigné
+Un Parasculpteur précis, avec de vraies imperfections crédibles
+8 étapes de vie jouables dès le premier jour, du bébé à l'aîné
+Léger : il tourne sur des configurations très modestes
+Aucun contenu payant, jamais : l'engagement est écrit noir sur blanc
Points faibles
–La simulation sociale automatique rend le relationnel lent et indirect
–Le catalogue d'objets reste plus court que celui de la concurrence installée
–Aucune mise à jour de contenu majeure avant le 4e trimestre 2026
–Pas de piscines, pas d'animaux, pas de météo : il faudra patienter
–Les escaliers restent droits, et ne sont même pas sur la feuille de route
Verdict
Paralives réussit exactement ce qu'InZOI avait raté : arriver avec un socle jouable, cohérent et déjà attachant. Sa liberté de construction n'a aucun équivalent, son monde ouvert tient debout et son modèle économique est le plus honnête du genre. Il lui manque du contenu et une vraie simulation sociale, pas des idées.
Notre avis
J'ai passé des heures sur Les Sims depuis le tout premier épisode, et le quatrième a fini par me lasser. J'y retourne encore de temps en temps, mais le manque de nouveauté se fait sentir, tout comme le manque de concurrence, qui aurait évité à la licence de se reposer sur ses acquis. Dès les premières images abouties de Paralives, j'ai senti que ce jeu allait faire trembler les géants du genre.
Les visages ont ce petit supplément d'imperfection qui rend les Paras crédibles.
Cela fait 7 ans que je suis chaque communication sur le sujet, chaque mise à jour, chaque vidéo de présentation. L'attente est montée crescendo jusqu'à l'annonce, fin 2025, de la sortie prochaine en accès anticipé. Dès le 25 mai, j'ai acheté le jeu et j'y ai consacré plusieurs dizaines d'heures.
Aucune déception. J'attendais la même chose d'InZOI, un concurrent capable d'apporter du sang neuf, et le jeu de Krafton s'était révélé décevant à sa sortie malgré ses promesses. Avec Paralives, chaque session a été un plaisir : retrouver des habitudes familières tout en découvrant de nouvelles mécaniques, exprimer sa créativité, explorer les possibles.
Les manques actuels ne m'ont pas gêné. Les prochaines mises à jour viendront les combler, et ce qui est proposé aujourd'hui est déjà très complet, proche de l'état des premiers épisodes des Sims à leur sortie. Les temps de chargement réduits et la grande fluidité rendent d'ailleurs les sessions d'autant plus agréables. Le seul reproche que je maintiens, et il est réel, c'est la mollesse des échanges entre personnages.
Paralives ne réinvente pas la roue, et c'est tant mieux. Il en peaufine chaque rouage.
— Notre verdict après plusieurs dizaines d'heures
Ce qu'il faut retenir
Sorti le 25 mai 2026 en accès anticipé sur Steam, sur Windows et macOS, à 38,99 €, intégralement en français. Solo uniquement, pas de version console prévue.
Le mode construction est la vraie signature du jeu : tout se redimensionne, meubles comme structure.
Le monde est ouvert et bien géré, sans les problèmes de performance qui plombaient Les Sims 3.
Les 8 étapes de vie, du bébé à l'aîné, sont présentes depuis le premier jour.
La simulation sociale est le point faible : les Paras discutent seuls, on ne fait qu'arbitrer.
Tout le contenu à venir sera gratuit, mais le prix du jeu montera progressivement. La première grosse mise à jour est attendue au 4e trimestre 2026.
1 million d'exemplaires vendus en 1 mois et 90 % d'avis positifs sur Steam.
En définitive, Paralives est un très bon simulateur de vie, appelé à se perfectionner avec le temps, et sur lequel on prend déjà autant de plaisir que sur Les Sims. Si ces derniers restent plus fournis, ce n'est que par ancienneté : Les Sims 4 fêteront leurs 12 ans dans quelques jours, quand Paralives vient de sortir et conserve volontairement son statut d'accès anticipé pour se donner le temps de bien faire. Si le concept vous parle, c'est maintenant que le rapport qualité-prix est le meilleur : le tarif ne fera que grimper.
Paralives est sorti en accès anticipé le 25 mai 2026, après 7 ans passés à se construire sous les yeux de sa communauté. Le simulateur de vie du studio montréalais Paralives Studio arrive avec une étiquette lourde à porter : celle du premier concurrent sérieux des Sims depuis très longtemps. Près de 3 mois plus tard, 1 million d'exemplaires ont été vendus et le jeu en est à sa 12e mise à jour. Le moment est venu de trancher : ce nouveau venu est-il à la hauteur ?
Le monde de Paralives est ouvert et se parcourt sans le moindre écran de chargement.
7 ans de dialogue avec la communauté
L'histoire commence en septembre 2018, quand Alex Massé se met à bricoler un simulateur de vie en parallèle de son emploi. En 2019, il démissionne pour s'y consacrer entièrement, annonce publiquement le projet en juin, puis publie une première vidéo dès le mois suivant. Il se concentre d'abord sur le mode construction, aboutit vite à un prototype jouable, et ouvre un site, un salon Discord et une page de financement participatif.
Ce financement a tout porté. Il a permis une première embauche dès octobre 2019, puis la constitution d'une équipe d'une quinzaine de personnes installée à Montréal, près de la station Lionel-Groulx. Tout au long du développement, le studio a communiqué sur ses avancées, ses ambitions et sa vision. Cette transparence a bâti une véritable communauté : le salon Discord officiel rassemble aujourd'hui plus de 120 000 membres.
En fédérant les vidéastes et les diffuseurs en direct spécialisés dans Les Sims, le projet a peu à peu contaminé le public de la licence rivale. Plus les développeurs partageaient d'éléments, plus le jeu semblait solide, et plus il se posait en concurrent de taille face à une série qui n'avait pas connu de rivale sérieuse depuis des années.
Même l'arrivée d'InZOI, publié par Krafton le 28 mars 2025, n'avait pas suffi à déloger le géant : le titre manquait de contenu et de consistance à son lancement pour rivaliser avec une licence installée depuis plus de 25 ans. Ce dialogue continu a surtout permis à Paralives de recueillir les frustrations des joueurs des Sims et d'en faire son cahier des charges.
Melino, la ville du jeu : commerces, passants et lieux publics appartiennent au même monde continu.
Une direction artistique douce, une interface qui ne perd personne
Le style graphique est résolument minimaliste. Les développeurs ont choisi une direction artistique chaleureuse, dessinée à la main, plutôt que réaliste, à l'exact opposé d'InZOI qui mise tout sur le photoréalisme. Ce parti pris rend le jeu bien moins gourmand, donc accessible sur un large éventail de configurations. La douceur des traits et des couleurs, proche de l'aquarelle, rend l'ensemble particulièrement agréable à l'oeil.
Les animations sont fluides et posées : après plusieurs dizaines d'heures de jeu, rien à signaler de ce côté. Observer le monde et les personnages en mouvement a même quelque chose d'apaisant. Le tout est renforcé par un habillage sonore vraiment réussi. Les bruitages sont agréables et les sons d'ambiance, bien présents, restent discrets : comme dans la réalité, on entend le vent sans y prêter attention.
Le détail qui change tout
Tout en conservant leur identité visuelle, les développeurs ont repris les codes d'interface qui fonctionnent depuis des années dans Les Sims, et qu'InZOI avait lui aussi adoptés. On ne se sent jamais perdu au lancement : le fonctionnement est familier, avec ses spécificités propres. Quel que soit le mode, chaque élément reste identifiable et la navigation demeure fluide. Le jeu est d'ailleurs intégralement traduit en français, ce qui n'était pas gagné pour un studio de cette taille.
Le Parasculpteur, ou la personnalisation poussée à un cran au-dessus
Toute aventure de simulation de vie commence par la création de son premier personnage, et Paralives ne fait pas exception : dès le premier lancement, le jeu invite à composer sa première famille. L'outil s'appelle le Parasculpteur, du nom donné aux habitants du jeu, les Paras. Il se prend en main en quelques minutes, et les repères visuels aident à identifier immédiatement la partie du corps ou du style que l'on est en train de modifier.
La personnalité se répartit entre 4 axes, auxquels s'ajoutent un tempérament, un atout social, un talent et des habitudes de vie.
Les possibilités sont au moins aussi larges que chez la concurrence, mais avec un niveau de précision supérieur. Après quelques minutes passées à peaufiner l'apparence et le caractère, on obtient des Paras étonnamment crédibles, avec ce petit supplément d'humanité que donnent les imperfections : taches de rousseur, grains de beauté, morphologies variées et cohérentes.
Le maître-mot de Paralives, c'est la personnalisation : chaque élément peut être ajusté et coloré selon ses envies, un peu à la manière des Sims 2 et 3. On peut aller très loin dans le détail, aussi bien sur le plan physique que vestimentaire, et donc se recréer soi-même dans le jeu, petits défauts compris.
Les 8 étapes de vie sont là depuis le premier jour
C'est un point sur lequel beaucoup se sont trompés au lancement : Paralives propose 8 étapes de vie dès sa sortie, du bébé à l'aîné, en passant par le bambin, l'enfant, le préadolescent, l'adolescent, le jeune adulte et l'adulte. Toutes sont sélectionnables dans le Parasculpteur, avec berceaux, chaises hautes, adoption et transmission entre générations. Le patch du 10 août a même entièrement redessiné les bébés et rééquilibré l'espérance de vie moyenne, passée de 98 à 112 jours.
Bébé, bambin, enfant : la famille se construit et se transmet d'une génération à l'autre.
Le mode construction, là où Paralives creuse vraiment l'écart
C'est avec ce mode que le jeu se démarque le plus nettement, et pour le meilleur. L'ultra-personnalisation se traduit ici par une fonctionnalité qu'on adopte très vite : la possibilité de redimensionner librement chaque élément. Que ce soit pour la structure de la maison ou pour l'ameublement, on ajuste la taille de tout ce qu'on pose.
L'exemple qui résume le mode construction
Meublez une chambre : le catalogue propose d'abord surtout des lits 1 place. Posez-en un, des flèches apparaissent de part et d'autre, et vous élargissez le meuble à volonté. On passe ainsi d'un lit 1 place à un très grand lit, voire à un lit qui occupe toute la largeur de la pièce. La même option se retrouve sur une grande quantité d'objets : fenêtres, canapés, meubles de cuisine, tables, bureaux. Chaque objet se cale au millimètre entre 2 fenêtres ou comble exactement l'espace qu'on lui laisse.
Un café aménagé pièce par pièce. La densité de décoration atteignable est le vrai argument du mode construction.
Sans grille imposée, les plans se dessinent librement, mètre par mètre.
On pourrait croire le catalogue limité au premier coup d'oeil. En réalité, la possibilité d'étirer les objets ouvre un champ de possibilités considérable, et c'est précisément là que Paralives surpasse sa concurrence. Construire devient un vrai plaisir : l'interface du mode est claire et on s'y repère très facilement.
Tout n'est pas parfait pour autant. On ne peut pas modifier la forme des escaliers, qui restent obligatoirement droits. À noter d'ailleurs que ce point ne figure pas sur la feuille de route officielle : c'est une demande de la communauté, pas une promesse du studio. De leur côté, Les Sims 4 ont assoupli les leurs le 3 février 2026, avec des escaliers évasés et des rampes personnalisables. Ni colimaçon ni courbe pour autant : sur ce terrain, personne n'a encore vraiment tranché.
Le mode vie : un monde ouvert qui tient debout
Voici la partie la plus conséquente du jeu, celle où l'on passe le plus de temps à façonner l'histoire de son personnage. Paralives a fait le choix d'un monde ouvert. Là où Les Sims ont abandonné ce concept dès leur 4e épisode, imposant un chargement à chaque déplacement entre terrains, Paralives l'assume pleinement. Et contrairement aux Sims 3 de 2009, dont le monde ouvert était plombé par un exécutable 32 bits et sa fameuse erreur de sauvegarde, celui-ci tient debout : pas de problème de performance notable, des chargements très courts, et une carte que les Paras explorent librement.
Pour un lancement, le jeu propose déjà plusieurs carrières, dont des métiers résolument contemporains. Le système est bien pensé : à chaque évolution, on choisit entre un échelon supplémentaire et un bonus qui vient renforcer une compétence ou les liens sociaux du personnage.
Les Paras ont également des aspirations à accomplir au quotidien, qui rapportent elles aussi des bonus. Chaque nuit, tout se réinitialise, sauf si l'on choisit d'en épingler une. Le jeu propose ainsi chaque jour de petits (ou de plus gros) coups de pouce, le tempérament choisi rendant l'ensemble plus ou moins simple à gérer.
Les conversations se déroulent toutes seules et remplissent une jauge. C'est vous qui décidez du moment où vous intervenez.
Les relations reposent sur un système de points d'émotion qui influence l'humeur du Para, comme dans Les Sims. Si une interaction le rend heureux (+8) et romantique (+3), il basculera vers une humeur joyeuse. Mais selon la relation que l'on cherche à construire, cela peut compliquer les choses : un Para trop joyeux ne proposera pas toujours d'interactions romantiques.
Le vrai point faible du jeu, et il fait consensus
Là où l'on choisissait auparavant chaque action sociale en continu, les Paras discutent désormais tout seuls : une jauge se remplit au fil de la conversation et, une fois pleine, une interaction devient possible, avec le choix entre 3 options ou, si la jauge sociale est également remplie, la possibilité de faire évoluer la relation. Le procédé rend la gestion du volet relationnel plus longue et plus indirecte, et il ne nous a pas convaincus. Il a néanmoins un vrai avantage : quand plusieurs Paras sont réunis, ils continuent d'échanger tout en vaquant à leurs occupations, ce qui fait progresser les liens sans négliger les besoins du personnage.
La gestion des besoins, en revanche, est bien équilibrée et se rapproche de celle des Sims : sommeil, alimentation, hygiène et distraction évoluent à un rythme qui compte, tout en laissant la liberté de mener la vie de son personnage selon ses propres envies narratives. C'est bien la simulation sociale, et elle seule, qui reste en retrait.
Paralives face aux Sims 4 et à InZOI
Les 3 simulateurs de vie en présence, au 21 août 2026
Paralives
Les Sims 4
InZOI
Sortie
25 mai 2026
4 septembre 2014
28 mars 2025
État actuel
Accès anticipé 0.1.7c
Version finale, toujours suivie
Accès anticipé 0.9.6
Prix du jeu
38,99 €
Gratuit depuis le 18 octobre 2022
39,99 €
Contenu payant
Aucun, jamais
113 packs, environ 1 583 €
Aucun à ce jour
Avis Steam
90 % positifs
-
77 % positifs
Direction artistique
Dessinée à la main
Stylisée
Photoréaliste
Redimensionner les objets
Configuration exigée
Légère
Légère
Lourde
Le tableau dit l'essentiel : Paralives ne gagne pas au volume, il gagne à la liberté et au modèle économique. Les Sims 4 conservent une avance écrasante en quantité de contenu, mais c'est une avance d'ancienneté, payée au prix fort par les joueurs. Le jeu de base est gratuit depuis 2022, mais posséder l'intégralité des 113 contenus additionnels revient aujourd'hui à environ 1 583 € au tarif plein. Et la barre continue de monter : les 2 kits publiés en mai 2026 sont les premiers à dépasser le palier historique de 4,99 €.
Une nuance à faire sur InZOI
Le jeu de Krafton a beaucoup progressé depuis son lancement décevant. Une extension gratuite en août 2025, puis 4 mises à jour majeures en 2026, des contenus carrières et scolarité, un lycée jouable, des outils de modification. La version PlayStation 5, elle, a été repoussée au premier semestre 2027, et la version finale est visée pour mars 2027. Ses avis Steam cumulés sont remontés à 77 % de positifs sur 32 417 votes, et même à 82 % sur le dernier mois. Il reste en accès anticipé, comme Paralives, et son unique extension est gratuite : l'opposition sur le contenu payant, c'est avec Les Sims 4 qu'elle se joue, pas avec InZOI.
Ce que le jeu est devenu depuis le 25 mai
Un test publié aujourd'hui ne peut pas se contenter de décrire le jour du lancement. En un peu moins de 3 mois, le studio a publié 12 mises à jour et correctifs, jusqu'à la version 0.1.7c du 11 août. Aucun contenu majeur pour l'instant : ce sont des optimisations, des corrections et du confort de jeu, exactement ce que la feuille de route annonçait pour la période de juin à septembre.
2 juillet : les sauvegardes passent de 500 Mo à 30 Mo, avec 3 sauvegardes automatiques et la synchronisation dans le nuage.
6 juin : une collaboration avec Unpacking ajoute un mini-jeu, des objets à collectionner et des peluches.
10 août : refonte visuelle des bébés, refonte de l'éclairage intérieur, rangement de la nourriture au réfrigérateur, machines à café fonctionnelles, adresses postales à Melino.
Espérance de vie rééquilibrée de 98 à 112 jours, et câlins étendus aux amis et à la famille.
Ce qui est annoncé, et quand
La feuille de route officielle prévoit environ 2 ans d'accès anticipé. La première grosse mise à jour de contenu est attendue au 4e trimestre 2026. Au programme des versions suivantes : météo et saisons, piscines et nage, chiens, chats et chevaux, voitures et motos, bateaux et habitations flottantes, calendrier et événements sociaux (fêtes, mariages), arbres généalogiques, jardinage et pêche, outils d'édition de villes, et davantage de traits de caractère et de métiers. Tout cela sera gratuit : le studio s'est engagé à ne jamais vendre de contenu additionnel payant. En contrepartie, le prix du jeu montera progressivement à mesure que le contenu s'étoffe.
Un mot, enfin, sur les chiffres, parce qu'ils racontent quelque chose. Paralives a écoulé 250 000 exemplaires en 8 heures et 1 million en 1 mois, avec un pic de 78 603 joueurs connectés en même temps le jour de la sortie. Depuis, la fréquentation est retombée autour de 2 000 joueurs simultanés en moyenne. C'est la trajectoire normale d'un jeu solo sans contenu à répétition, mais cela dit aussi quelque chose : la vraie épreuve, pour Paralives, ce sera la mise à jour du 4e trimestre. Les avis Steam, eux, restent à 90 % de positifs sur 20 855 votes, avec 87 % sur le dernier mois.
Notre verdict
Paralives
⭐EXCELLENT
16
sur 20
Notes détaillées
Direction artistique17/20
Mode construction18/20
Parasculpteur17/20
Mode vie15/20
Interface et confort16/20
Contenu à ce jour13/20
Points forts
+Le redimensionnement des objets : personne d'autre ne fait ça, et on ne peut plus s'en passer
+Un monde ouvert fluide, sans écran de chargement entre les lieux
+Une direction artistique dessinée à la main et un habillage sonore vraiment soigné
+Un Parasculpteur précis, avec de vraies imperfections crédibles
+8 étapes de vie jouables dès le premier jour, du bébé à l'aîné
+Léger : il tourne sur des configurations très modestes
+Aucun contenu payant, jamais : l'engagement est écrit noir sur blanc
Points faibles
–La simulation sociale automatique rend le relationnel lent et indirect
–Le catalogue d'objets reste plus court que celui de la concurrence installée
–Aucune mise à jour de contenu majeure avant le 4e trimestre 2026
–Pas de piscines, pas d'animaux, pas de météo : il faudra patienter
–Les escaliers restent droits, et ne sont même pas sur la feuille de route
Verdict
Paralives réussit exactement ce qu'InZOI avait raté : arriver avec un socle jouable, cohérent et déjà attachant. Sa liberté de construction n'a aucun équivalent, son monde ouvert tient debout et son modèle économique est le plus honnête du genre. Il lui manque du contenu et une vraie simulation sociale, pas des idées.
Notre avis
J'ai passé des heures sur Les Sims depuis le tout premier épisode, et le quatrième a fini par me lasser. J'y retourne encore de temps en temps, mais le manque de nouveauté se fait sentir, tout comme le manque de concurrence, qui aurait évité à la licence de se reposer sur ses acquis. Dès les premières images abouties de Paralives, j'ai senti que ce jeu allait faire trembler les géants du genre.
Les visages ont ce petit supplément d'imperfection qui rend les Paras crédibles.
Cela fait 7 ans que je suis chaque communication sur le sujet, chaque mise à jour, chaque vidéo de présentation. L'attente est montée crescendo jusqu'à l'annonce, fin 2025, de la sortie prochaine en accès anticipé. Dès le 25 mai, j'ai acheté le jeu et j'y ai consacré plusieurs dizaines d'heures.
Aucune déception. J'attendais la même chose d'InZOI, un concurrent capable d'apporter du sang neuf, et le jeu de Krafton s'était révélé décevant à sa sortie malgré ses promesses. Avec Paralives, chaque session a été un plaisir : retrouver des habitudes familières tout en découvrant de nouvelles mécaniques, exprimer sa créativité, explorer les possibles.
Les manques actuels ne m'ont pas gêné. Les prochaines mises à jour viendront les combler, et ce qui est proposé aujourd'hui est déjà très complet, proche de l'état des premiers épisodes des Sims à leur sortie. Les temps de chargement réduits et la grande fluidité rendent d'ailleurs les sessions d'autant plus agréables. Le seul reproche que je maintiens, et il est réel, c'est la mollesse des échanges entre personnages.
Paralives ne réinvente pas la roue, et c'est tant mieux. Il en peaufine chaque rouage.
— Notre verdict après plusieurs dizaines d'heures
Ce qu'il faut retenir
Sorti le 25 mai 2026 en accès anticipé sur Steam, sur Windows et macOS, à 38,99 €, intégralement en français. Solo uniquement, pas de version console prévue.
Le mode construction est la vraie signature du jeu : tout se redimensionne, meubles comme structure.
Le monde est ouvert et bien géré, sans les problèmes de performance qui plombaient Les Sims 3.
Les 8 étapes de vie, du bébé à l'aîné, sont présentes depuis le premier jour.
La simulation sociale est le point faible : les Paras discutent seuls, on ne fait qu'arbitrer.
Tout le contenu à venir sera gratuit, mais le prix du jeu montera progressivement. La première grosse mise à jour est attendue au 4e trimestre 2026.
1 million d'exemplaires vendus en 1 mois et 90 % d'avis positifs sur Steam.
En définitive, Paralives est un très bon simulateur de vie, appelé à se perfectionner avec le temps, et sur lequel on prend déjà autant de plaisir que sur Les Sims. Si ces derniers restent plus fournis, ce n'est que par ancienneté : Les Sims 4 fêteront leurs 12 ans dans quelques jours, quand Paralives vient de sortir et conserve volontairement son statut d'accès anticipé pour se donner le temps de bien faire. Si le concept vous parle, c'est maintenant que le rapport qualité-prix est le meilleur : le tarif ne fera que grimper.
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